Oui, on peut porter des lunettes connectées avec une correction. Sur les modèles les plus diffusés, la monture est pensée pour recevoir des verres correcteurs posés par un opticien, à la place des verres d'origine. Ce qui change d'un modèle à l'autre, c'est l'étendue des corrections acceptées et la façon de s'y prendre. Voici ce qu'il faut savoir avant de commander.
La question que tout porteur de lunettes se pose
C'est souvent le premier réflexe devant une paire de lunettes connectées : elles sont belles, les fonctions sont séduisantes, mais si on ne voit rien avec, à quoi bon ? La crainte est légitime. Personne n'a envie d'acheter une monture qu'il faudra retirer pour lire un panneau.
Et il y a une seconde inquiétude, plus rarement formulée : faudra-t-il jongler entre deux paires ? Les lunettes connectées trouvées le matin sur la table, les lunettes de vue dans la poche, et le bon choix à faire selon qu'on marche ou qu'on lit. Peu de gens ont envie de ce quotidien-là.
La bonne nouvelle, c'est que le sujet est traité par les fabricants. Ces montures ne sont pas conçues comme des gadgets à part : ce sont des lunettes, et l'idée qu'on puisse y mettre des verres à sa vue fait partie du cahier des charges.
Ce qui est possible avec des verres correcteurs
Le principe est simple. La monture connectée intègre l'électronique dans les branches, pas dans les verres. Les verres, eux, restent des verres : on peut donc les remplacer par des verres correspondant à votre ordonnance.
Concrètement, deux chemins existent. Certains modèles se commandent directement avec la correction, en fournissant l'ordonnance au moment de l'achat. Pour d'autres, on achète la monture puis on fait poser les verres par un opticien, comme pour n'importe quelle paire.
Les possibilités varient toutefois selon les modèles et selon la correction. Une myopie légère ne pose généralement aucune difficulté ; des corrections plus fortes, un astigmatisme marqué ou des besoins particuliers demandent une vérification au cas par cas. C'est précisément le genre de point qu'il vaut mieux valider avant de commander, pas après.
Progressifs, teintes et traitements : les cas particuliers
Trois situations reviennent souvent, et méritent chacune une réponse honnête.
Les verres progressifs. Ils sont techniquement envisageables sur beaucoup de montures, mais la forme du verre et sa hauteur comptent. Une monture au galbe prononcé ou aux verres peu hauts laisse moins de place aux zones de vision. Un opticien le dira en regardant la monture, pas au téléphone.
Les verres teintés. Beaucoup de modèles connectés sont d'abord des solaires. Une correction dans un verre teinté ne pose pas de problème de principe, et permet de garder l'usage extérieur pour lequel ces lunettes sont pensées. À l'inverse, si vous les voulez pour l'intérieur, il faudra des verres clairs.
Les traitements. Antireflet, filtre lumière bleue, durcissement : ces options s'appliquent aux verres, indépendamment de l'électronique de la monture. Elles restent donc disponibles.
Ce qu'il faut vérifier avant d'acheter
Quatre points, à regarder dans cet ordre.
- Votre ordonnance est-elle à jour ? C'est le point de départ, et celui qu'on oublie. Une correction ancienne fausse tout le reste.
- Le modèle accepte-t-il votre correction ? Les plages admises diffèrent selon les montures. Cette réponse se demande, elle ne se devine pas.
- Verres clairs ou teintés ? Répondez d'abord à la question de l'usage : dehors, dedans, ou les deux.
- Qui posera les verres ? Selon le modèle, la correction se commande avec la monture ou s'ajoute ensuite. Autant le savoir avant, pour ne pas se retrouver avec une paire inutilisable pendant des semaines.
Comment s'y prendre concrètement
Le plus simple reste de partir de votre situation plutôt que du modèle. Votre correction, l'usage que vous visez, le budget que vous vous fixez : ces trois éléments écartent d'eux-mêmes une partie des options et rendent le choix beaucoup plus rapide.
Si vous hésitez entre deux montures, ou si vous ne savez pas si votre correction passe, posez la question avant de commander. Une réponse en amont coûte deux minutes ; un retour après achat coûte bien davantage, en temps comme en énervement.
Chez Ma Lunette Connectée, c'est exactement le type de question sur lequel nous accompagnons nos clients avant l'achat, plutôt que de les laisser trancher seuls devant une fiche technique.
